Luttes locales

Fermeture et licenciements : grève à Bonna Sabla Avrillé, constructeur de structures en béton

Suite à l’annonce de la fermeture du site d’Avrillé, l’ensemble des 25 salariés de l’usine Bonna Sabla s’est mis en grève ce mercredi 25 janvier, soutenus par leurs collègues de l’antenne Bonna Sabla de St Barthélémy d’Anjou.

Ils réclament de pouvoir négocier leur licenciement, avec entre autre une prise en compte de l’âge et de l’ancienneté, une prise en charge des 75 jours de carence par l’employeur et une allocation de reclassement à 100% de la rémunération brute mensuelle pendant 12 mois.

La direction essaie de calmer la protestation en invoquant la « bonne équipe » formée les salariés et les incitant à être raisonnable pour « partir la tête haute » !

L’Union Locale CGT d’Angers est solidaire de leur grève et sera présente autant de fois qu’il le faudra pour aller les soutenir sur place.

Ce vendredi 27 janvier, la grève est reconduite ce vendredi à l’usine Bonna Sabla d’Avrillé.

Le piquet de grève est donc maintenu devant le portail, qui reste fermé à tout passage de camions livreurs.

Toute présence pour les soutenir est la bienvenue !

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La lutte du personnel de l’Association Ligérienne de Personnes Handicapées (ALPHA) continue.  

capture2La situation se dégrade depuis l’arrivée du Directeur Général, il y a quelques années déjà. L’ALPHA gère différents établissements à Vernantes-Baugé, à Sainte Gemmes-sur-Loire ainsi qu’au Mesnil-en-Vallée. L’ALPHA emploie 160 salariés dont 145 CDI et 15 CDD.

Vendredi 14 octobre 2016, le premier appel à la grève était lancé. Il remportait un vif succès puisqu’il était suivi par 100% des salariés du Mesnil en Vallée. Les élus locaux, dont M. PITON maire du Mesnil et des maires des communes avoisinantes ainsi que M. BARDY Député, les parents des adultes handicapés soutenaient les grévistes.

Ces manifestants revendiquaient :

  1. la réintégration de la dernière directrice du Mesnil en Vallée, renvoyée à la fin de sa période d’essai alors que les salariés, parents et élus locaux reconnaissaient ses compétences.
  2. le départ du Directeur Général et du Président de l’ALPHA.
  3. le maintien de la structure du Mesnil en Vallée et non son éventuelle délocalisation dans le secteur angevin.

Vendredi 28 octobre 2016, le personnel de l’ALPHA gréviste, les parents des adultes handicapés usagers de l’ALPHA et les élus locaux du Mesnil en Vallée et de ses environs, le député, s’étaient donné rendez-vous devant le siège de l’ALPHA à Beaucouzé, lieu où était initialement prévu un Conseil d’Administration qui s’est finalement déplacé à la Cité des associations sur Angers.

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Une délégation, reçue par le Conseil d’Administration, faisait part de la dégradation des conditions de travail qui perdurent ce qui est scandaleux. Les représentants du personnel insistait sur les conséquences des méthodes managériales inacceptables, celles-ci impactant de fait la qualité de la prise en charge des adultes handicapés reçus dans les structures gérées par l’ALPHA.

Aujourd’hui, malgré un positionnement du Conseil général, favorable au maintien de la structure du Mesnil en Vallée, les constats en matière de dégradation des conditions de travail restent inchangés. La direction générale assoie son abus de pouvoir par la mise en place d’une nouvelle direction au Mesnil.

Un Conseil d’Administration aura lieu le 10.11.16. Les salariés de l’ALPHA n’appelleront pas à la grève, mais prévoient la présence d’une délégation sur le parking de la structure dirigeante lors du CA.

Les personnels de l’ALPHA ne se font guère d’illusions quant à la prise en compte de leurs revendications. Ils envisagent un durcissement de la lutte. En effet, jusqu’à présent, lors des grèves du 14 et du 28 octobre 2016, un service minimum était maintenu …

Tenons-nous prêts à encourager ces camarades malmenés depuis trop longtemps !

 

 

 

 

COMPETITIVITE VALEO :

Profits maximum

Comme nous pouvions le lire dans l’UL INFO du mois de septembre, la fameuse loi du travail commence à faire des dégâts dans les entreprises. Chez Valeo à Ecouflant, ils n’ont pas attendu le 9 août pour qu’elle soit votée pour annoncer la couleur!

Rappel des faits:

              Depuis début juin 2016, la direction avait réuni les organisations syndicales pour débattre d’un accord de compétitivité et ainsi casser l’accord 35h en vimage2igueur. Lors de ces réunions, nous étions venus pour négocier de nouveaux acquis et non pour un recul social. Ce qui n’a pas été le cas! La direction a joué un double jeu, dans un premier temps, elle nous a fait un point sur les acquis des salariés par rapport à la convention collective et surtout elle ne voulait pas mettre le feu dans les ateliers, éviter les débrayages et surtout pas de ruptures clients pendant les vacances d’été. A partir de là, nous savions que la rentrée allait être très chaude !!! Les propositions de la direction tombaient début septembre:

La direction a proposé une modification des horaires de travail qui augmente l’amplitude horaire, nous fait travailler une nuit supplémentaire et le samedi. Pour les ingénieurs et cadres, il leur est demandé de céder 3 jours de RTT.

Þ  Equipe du matin : 5h00 – 13h00 au lieu de 12h30

Þ  Equipe d’après-midi: 13h00 – 21h00 au lieu de 20h00

Þ  Equipe de nuit : 21h00 –  5h00 au lieu de quatre nuits

Þ  Equipe de week-end: 5h00 – 17h00 dès le samedi matin

Après ce constat, il a été de notre devoir d’informer les salariés que la direction voulait encore durcir sa politique sur le dos des salariés de production ! Suite à cette annonce, les 4 équipes de productions ont débrayé entre 90 et 95% et ont demandé aux organisations syndicales CGT/FO/CGC de ne plus retourner à la table des négociations.

Pour nous, il est hors de question de rentrer dans un système qui obligerait les salariés de production à fournir des efforts supplémentaires, travailler des heures et des jours à titre gratuit (c’est déjà le cas pour le lundi de Pentecôte) alors que les plus hauts salaires de Valéo Vision s’augmentent de 17% sur 2015 et de 41% sur les trois dernières années.

 Quel mépris de la part de nos hauts dirigeants !!! 

Nos vies valent mieux que leurs profits. Nous ne pouvions pas rester passifs et spectateurs. 

              Il est inconcevable pour les salariés et pour la CGT de laisser la direction continuer à dégrader encore plus les conditions de travail et ainsi à augmenter les accidents de travail et les maladies professionnelles. De plus, la vie personnelle devient de plus en plus difficile en termes d’organisation et financièrement. D’autres moyens existent pour gagner en compétitivité autrement que sur le dos des salariés, tout cela au nom de la rentabilité financière afin de faire toujours plus de profits.

La seule chose que fait la direction, c’est de laisser planer une incertitude sur les années futures, et de semer des doutes auprès des salariés, avec soi-disant une baisse d’activité. Mais malheureusement, ce discours n’est plus d’époque pour la plupart des salariés qui ont une dizaine d’années, voire plus, d’ancienneté. Ce discours est caduque, il revient sur la table tous les 6/7 ans.

On le sait, le groupe Valeo est en avance par rapport à ses objectifs financiers de 2020. Par ailleurs, le service communication du site d’Ecouflant a publié dans la presse (Courrier de l’Ouest du 01/09/16 sur l’économie Angevine) être débordé de commandes. Notre site a la deuxième plus grosse marge opérationnelle sur l’ensemble des sites français (28 sites)

De plus, comme nous le démontrent nos rapports d’expertises des CCE (Comité Central d’Entreprise) et Comité de Groupe, qui nous donnent une vue d’ensemble sur les Plans à Moyen Terme (PMT) remis par les directions locales, il n’y a aucune inquiétude à avoir.

Sur ces même PMT remis aux élus des différentes instances, nous observons entre 2016 et 2017 une perte d’effectifs de 43 personnes sur l’ensemble des 2 sites (Angers, Blois) alors que 70 salariés vont quitter Valeo pour départs en retraite et départs amiante. De plus, sur cette même page nous pouvons aussi voir que l’effectif augmenterait de plus de 277 salariés entre 2017 à 2020.

A ce jour sur le site d’Angers, nous avons une moyenne annuelle de 250 intérimaires/mois avec des pics à plus de 350 et de 5000 heures supplémentaires mensuelles. Ce qui ne donne aucune inquiétude quant à la marge de flexibilité. Donc, au lieu de lutter contre l’abus de précarité, comme nous le demandons depuis pas mal de temps, la direction préfère détruire ses salariés…

Ce qui est incompréhensible, c’est que l’on veut nous faire croire à une baisse d’activité, et ils nous demandent de travailler plus : Trouvez l’erreur !!!!!!!

La CGT n’accompagnera pas le nivellement vers le bas de nos acquis et n’acceptera pas le recul social voulu par le patronat!

Gilles MAPELLI, délégué syndical VALEO
Secrétaire adjoint de l’Union Locale d’Angers

 

 

CROQUE-MORTS EN GREVE POUR LA RÉEMBAUCHE D’UNE CAMARADE !

A la recherche du profit maximum, la direction de PFG (Pompes Funèbres Générales) a décidé de faire le ménage et de licencier Lydie , militante CGT.

Une bonne douzaine de ses collègues ont débrayé hier, 7 juillet 2016, en mettant un peu d’animation devant les locaux d’Angers.

voilà une bonne réponse à cette direction qui se croit de droit divin !

A suivre…

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