« Je vous ai entendus »… mais je ne change rien !

gilets jaunes

Déstabilisé par la colère des « gilets jaunes » que lui et son gouvernement prétendent ‘’entendre’’, Macron, comme tout bon politicien, dans son discours du 27 novembre n’a rien proposé ‘’qu’une transition écologique plus juste socialement’’. Pour ne rien dire, cela ne veut vraiment rien dire du tout.

Espérant calmer le jeu dans d’interminables discussions, il propose, grosse ficelle, trois mois de concertation avec des élus locaux, des responsables associatifs ou syndicaux et même des représentants des « gilets jaunes ». Vraiment super pour balader son monde !

Rien sur les questions qui préoccupent les travailleurs ou les retraités qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. A ceux qui ne peuvent plus faire le plein pour aller au travail, Macron annonce une prime à la conversion pour acheter une voiture moins polluante alors que, même avec cette prime, un tel achat restera inaccessible à beaucoup de travailleurs. Les industriels de l’automobile, eux, approuveront car cela pourra peut-être booster un peu les achats de voitures neuves par ceux qui ont les moyens. Quand les salaires ou les pensions de misère obligent les gens à accepter des logements vétustes et mal isolés, Macron propose des primes pour changer les fenêtres. C’est hors de portée pour la majorité de la population. C’est un cadeau fait aux professionnels du bâtiment,

En fait, Macron propose la seule chose qu’il sait faire : donner l’argent de nos impôts aux grosses entreprises !

Comme ses prédécesseurs, Macron utilise le budget de l’Etat pour verser aux grandes entreprises des aides comme le CICE, ou toutes sortes d’exonérations fiscales. Chaque année, ce sont des dizaines de milliards qui finissent ainsi dans les poches des actionnaires. Cela s’ajoute aux milliards versés aux actionnaires des banques pour payer des intérêts de la dette. Cette dette, l’Etat l’a faite en 2008 pour renflouer… les banques, lors de la crise de 2008 conséquence de la spéculation financière !

Pour mettre effectivement un terme aux fins de mois difficiles, il faudra bien autre chose que des parlottes qui visent à noyer le poisson. Pour satisfaire nos revendications, il faudra oser prendre sur les profits des capitalistes, qui voient leur fortune grandir en pompant toutes les richesses produites par les travailleurs. Et cela seuls les travailleurs mobilisés peuvent le faire. Utopique ? Peut être mais il n’y a pas d’autres solutions.

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