Licenciement de Debra Reynolds : une honte, et un procès de plus à venir contre la « Catho » !

LICENCIEMENT DE DEBRA REYNOLDS,
ENSEIGNANTE A LA FACULTÉ DES HUMANITÉS
ET A LA FACULTÉ DES SCIENCES DE L’ÉDUCATION DE l’UCO (Université Catholique de l’Ouest),

 

photo-1529416465-648395En date du 2 juillet 2018, DEBRA REYNOLDS, enseignante depuis dix ans à l’Université catholique de l’Ouest (UCO) a reçu sa lettre de licenciement. Rappelons qu’elle effectuait pour plus de 300 heures d’enseignement dans 2 facultés et qu’à mi-juin déjà 80% de ses heures étaient programmées pour la rentrée 2018.

Le motif, avancé pour la licencier, est le refus qu’elle a opposé à la signature d’un contrat de travail qu’elle jugeait illégal.

Cette position de l’UCO est particulièrement fallacieuse. En effet, durant toute l’année universitaire 2017-2018 DEBRA s’est adressée à de nombreuses reprises au secrétaire général adjoint en charge des ressources humaines, M.Raby pour obtenir la requalification de son contrat de travail en CDI. Elle a saisi l’inspection du travail, qui lui a donné raison, et aussi la commission paritaire régionale en conciliation qui devait trancher le différend. Après l’avoir entendue, la commission ne lui a jamais envoyé de réponse formelle (officielle) !  DEBRA attendait une ultime proposition de la Catho suite à ces allers et retours. Fallait-il privilégier la voie contentieuse plutôt que la résolution du conflit à l’amiable ?

Ainsi, pour travailler à la Catho, un.e salarié.e doit signer un contrat de travail sans sourciller. Sans en contester les clauses même si elles sont manifestement illégales.

Pour travailler à la Catho, il faut s’asseoir sur ses droits ? Renoncer à exercer tout esprit critique, renoncer à la liberté d’expression. Il faut signer un contrat de travail le pistolet sur la tempe !

Le cas de DEBRA n’est pas isolé, il fait écho au malaise que vivent de nombreux.ses salarié.es de l’UCO, soumis à des pressions insupportables que la presse relate régulièrement.

Depuis des années la CGT dénonce l’abus de contrats précaires pour les besoins récurrents en cours ou TD, le recours au portage salarial et à l’auto-entreprenariat forcés y compris parfois pour des responsabilités pédagogiques, les fausses déclarations spontanées extorquées aux salariés les plus précaires renonçant au maximum légal concernant le temps partiel. Il faut dire que c’est à prendre ou à laisser ! L’exemple de DEBRA en est la triste illustration.

Le combat n’est pas terminé, puisque l’UCO contraint DEBRA REYNOLDS à faire valoir ses droits légitimes aux prud’hommes. Ce ne sera qu’un procès de plus pour l’UCO, habituée au prétoire pour de multiples raisons. Le SNPEFP-CGT interviendra à la cause en se portant partie intervenant en soutien des intérêts de sa syndiquée.

 

Pour la section syndicale SNPEFP-CGT à l’UCO
Christine Fourage
Secrétaire générale du SNPEFP-CGT
Mail : christine.fourage@efp-cgt.org
Tél : 06 83 81 02 99

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