2500 manifestant.e.s à Angers le 19 avril pour la convergence des luttes!

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Cheminots, hospitaliers, salariés du privé comme du public, retraités, jeunes… 2500 personnes ont manifesté leur colère contre la politique d’austérité du gouvernement dans les rues d’Angers. Une première journée de convergence des luttes qui ne restera pas sans suite!

 

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Prise de parole à la manifestation du 19 avril 2018

Didier TESTU secrétaire général de l’Union Locale CGT d’Angers

A longueur de temps, Macron et son gouvernement, qui représente et défend les riches, nous  répondent avec la morgue et le dédain qui caractérisent si bien tous les possédants et politiciens professionnels.

Mais sur l’injustice consistant, comme chez Carrefour, à distribuer des millions aux actionnaires, tout en supprimant des milliers d’emplois, Macron n’a rien à dire. Sur les 60 à 80 milliards d’évasion fiscale? Non plus.

Son obsession, dit-il, est de « remettre le pays au travail ». On croirait entendre Reagan, Thatcher ou Sarkozy ! Dans un pays où six millions de personnes cherchent un emploi et n’en trouvent pas, à cause justement des politiques patronales défendues par Macron, c’est le monde à l’envers.

Et avec quel cynisme fait-il la leçon aux retraités, leur expliquant que c’était les travailleurs en activité qui payaient leurs retraites et qu’elles pesaient beaucoup trop sur les salaires ! En bon président des riches, il ne conçoit pas que, quand les profits augmentent, les patrons puissent augmenter les salaires.

Comme lors de son interview à la télévision, c’est aux cheminots, aux retraités, aux travailleurs, que Macron demande des efforts. À tout le monde, sauf aux plus riches. À tout le monde, sauf aux actionnaires qui encaissent les dividendes. À tout le monde, sauf à la grande bourgeoisie, qui a eu droit à un cadeau de cinq milliards d’euros avec la suppression de l’impôt sur la fortune, et la taxe forfaitaire sur le capital.

Dans les hôpitaux et les EHPAD, il parle de « réformer » et de « réorganiser », mais il n’est jamais question ni d’embaucher, ni d’augmenter les salaires. Macron n’a pas exclu de mettre en place une cinquième branche de la Sécurité sociale pour le grand âge, mais il cherche déjà l’argent dans la poche des travailleurs, avec l’instauration d’une deuxième journée de « solidarité ».

En ce qui concerne les cheminots, nous sommes bien sûr tous solidaires d’eux, car ils se battent tout simplement pour que leurs conditions de travail et leurs salaires ne reculent pas. Ils se battent pour que les jeunes ne soient pas plus précaires et plus mal payés. Ils se battent parce qu’ils ne veulent pas devenir des salariés jetables, ballottés au gré des appels d’offres capitalistes. A Macron et ses supporters qui prétendent que les luttes qui se développent en ce moment n’ont rien à voir  entre elles,  nous répondons que tous les travailleurs peuvent se reconnaître dans leur combat !

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Macron veut une société où seuls le fric et la rentabilité comptent. Il parle des injustices mais il contribue à creuser les inégalités, et il traite avec un mépris souverain tous ceux qui s’opposent à lui.

C’est le cas des étudiants qui dénoncent la sélection à l’entrée de l’université et sont accusés d’être des professionnels du désordre. C’est le cas des zadistes de Notre-Dame des Landes qui sont en train d’être évacués violemment. Comme si ces 200 personnes constituaient un trouble à l’ordre public qui justifierait la mobilisation de 2500 gendarmes mobiles !

En fait,

Macron ne tolère pas ceux qui  réclament des augmentations de salaire.

Macron ne tolère pas ceux qui luttent pour l’emploi et contre les suppressions de postes.

Macron ne tolère pas ceux qui luttent contre les reculs qu’il veut leur imposer.

Macron ne tolère pas ceux qui veulent vivre autrement.

Macron ne tolère pas les étudiants qui luttent contre la sélection

Il préfère défendre les riches qui mènent cette société à la catastrophe, les actionnaires du CAC 40, les Bettencourt et Bernard Arnaud, tous ceux dont la fortune est une insulte permanente pour ceux qui souffrent de salaires et de pensions misérables.

Et c’est contre sa politique que nous devons nous regrouper et préparer des actions unifiantes qui le feront reculer. Droit dans ses bottes ? Peut-être. Mais le général de Gaulle l’était aussi, et cela ne l’a pas empêché de reculer en mai 68.

Alors ? Aucune hésitation. Convainquons les nôtres sur nos lieux de travail, dans les universités et les quartiers de relever la tête et de participer aux prochaines mobilisations et de préparer, pourquoi pas ? Un nouveau mai 68 !

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